Chine,
Chocolate city
Texte : Tristan Coloma
La presse a souvent évoqué les vagues de migration chinoises, en particulier vers l’Afrique et la tentation prédatrice des entreprises chinoises envers les ressources naturelles du continent noir. Pourtant, ce transfert de population n’est pas unilatéral. De plus en plus d’Africains vont tenter leur chance en Chine. Si l’American Dream occidental fut l’idéal de vie du monde entier au XXe siècle, le XXIe siècle est multipolaire et la Chine semble devenir un modèle de pays émergent où tout le monde souhaite prendre sa part du « miracle chinois ». Le nombre de migrants africains croît au rythme effréné de 30 à 40% par an depuis 2003 !
La ville de Guangzhou dans le Sud de la Chine en est l’indiscutable exemple. Dans un quartier de 10 km2, surnommé « Chocolate City » par les Chinois, 100 000 Africains, dont une majorité de Nigérians, seraient déjà établis de façon provisoire ou permanente.
Photo : Guillaume Collanges
Reportage photo

Guangzhou (Canton) est la capitale du Guangdong, la région industrielle du sud de la Chine. Depuis le parc de Baiyun Shan, la ville étant ses tentacules à perte de vue. 
Les étudiants africains sont de plus en plus nombreux en Chine. De la rencontre de ces deux cultures sortira peut être un nouvel équilibre mondial. 
La rencontre des deux cultures créé parfois des incompréhensions dues à la barrière de la langue. Mais l’intégration se fait rapidement. 
Quartier de Xiaobei Lu. Chaque jour, des dizaines d’Africains repartent au pays les valises pleines de vêtements, cheveux, chaussures, cosmétiques…. 
Quartier de Xiaobei Lu, Ladji (à droite) dirige avec ses deux frères une usine de tee-shirt spécialisés dans les contrefaçons de marques prestigieuses. 
« Tout ce qui se trouve sur terre est vendu en Chine » nous disait un commerçant africain. « Bientôt les Chinois seront capables de nous cloner. Ils vont nous fabriquer à la chaine et ils ont intérêt à faire des africains ! ». 
Dans le Hall du Dong Feng Hotel, les commerçants africains organisent le départ de leur marchandise vers leur pays. De nombreuses sociétés d’export se sont installées dans le périmètre. 
Fany étudie le chinois à Guangzhou (Canton) depuis 3 ans. Comme beaucoup d’étudiants, cette ex-institutrice de la république du Congo, ne s’attendait pas à apprécier autant la vie en Chine. 
Dans le quartier de Guangyuan west road, les Nigerian ont été les premiers à venir faire du commerce il y a une quinzaine d’année. Canaan, Tangqi sont les deux principaux centre commerciaux où ils sont installés. 
Fany étudie le chinois à Guangzhou (Canton) depuis 3 ans. Comme beaucoup d’étudiants, cette ex-institutrice de la république du Congo, ne s’attendait pas à apprécier autant la vie en Chine. 
Fany étudie le chinois à Guangzhou (Canton) depuis 3 ans. Comme beaucoup d’étudiants, cette ex-institutrice de la république du Congo, ne s’attendait pas à apprécier autant la vie en Chine. 
Dans le quartier de Guangyuan west road, les Nigérians ont été les premiers à venir faire du commerce il y a une quinzaine d’année. 
La tour du Cytic Plaza dans le quartier Tianhe, nouveau centre de Guangzhou (Canton), mégapole de 15 millions d’habitants. La ville est en chantier permanent. 
Au rez de chaussée du Dong Feng Hotel, des prostituées attendent le client. Beaucoup d’hommes vivent en Chine sans leur famille, ou viennent pour un mois avant de repartir. 
Boîte de nuit fréquentée principalement par des Africains près du Garden hotel. C’est le quartier des occidentaux où se retrouvent les dealers et les prostituées. 
Sur la passerelle piétonne qui enjambe la 2×4 voies de Xiaobei Lu, de nombreux chinois proposent aux africains de se faire tirer le portrait. 
Pour soutenir la cadence de la croissance, chinois et africains travaillent sept jours sur sept. 
Les restaurants du quartier de Xiaobei Lu se sont mis au mafé et au poulet yassa pour répondre à la demande de la communauté africaine. 
Cathédrale du Sacré-coeur Shizhi. Sortie de la messe en anglais du dimanche après-midi. 
Cathédrale du Sacré-coeur Shizhi où se retrouvent les chrétiens africains pour la messe en anglais du dimanche après-midi. 
Sur le parvis de la cathédrale du Sacré-coeur Shizhi, Emma Ojukwu est président de la communauté Nigérianne, la plus grande et une des premières à s’être implantée à Guangzhou (Canton). Pour tous, il est Monsieur Afrique. Il est mariée à un chinoise naturallisée Hong-Kongaise. 
Quartier de Xiaobei Lu. 
Ibrahim Kader Trahore est Ivoirien. Après quelques années de commerce itinérant entre la Chine et l’Afrique, il s’est installé depuis trois ans à Guangzhou (Canton). Il vérifie le bon chargement de son conteneur. Ses marques de confiserie et de cosmétique se retrouvent dans toute l’Afrique de l’ouest. 
Ibrahim Kader Trahore est Ivoirien. Après quelques années de commerce itinérant entre la Chine et l’Afrique, il s’est installé depuis trois ans à Guangzhou (Canton). Il vérifie le bon chargement de son conteneur. Ses marques de confiserie et de cosmétique se retrouvent dans toute l’Afrique de l’ouest. 
Le dépôt où l’on remplie les conteneurs est communément appelé « Le Cargo ». 
Eto’o est camerounais. Il est l’un des plus anciens africains installés en chine. Marié à une chinoise et parle courament le mandarin. Après des études d’architecture à Shangaï, il est resté à Hong-kong pour travailler. Il est consulté par beaucoup de nouveaux arrivants pour établir de bons contacts commerciaux. 
Eto’o est camerounais. Il est l’un des plus anciens africains installés en chine. Marié à une chinoise et parle courament le mandarin. Après des études d’architecture à Shangaï, il est resté à Hong-kong pour travailler. Il est consulté par beaucoup de nouveaux arrivants pour établir de bons contacts commerciaux. 
Fany est camerounaise, elle étudie en Chine depuis 3 ans: « Je coiffe mes amies ce qui m’assure un petit revenu pour payer mes études ». De plus en plus d’étudiants africains préfèrent la Chine aux les Etats-Unis ou l’Europe. 
Fany est camerounaise, elle étudie en Chine depuis 3 ans. Elle vient à Guangzhou pour retrouver des amies et faire du shopping. De plus en plus d’étudiants africains choisissent la Chine pour assurer leur avenir. 
Pedro est Angolais et exportateur de motos. Il apprécie comme beaucoup d’expatriés la qualité de vie en Chine et la stabilité politique qu’il n’y a pas forcément en Afrique. 
Dans les rues de Guangzhou, le va et vient des africains venu faire du commerce est incessant. 
Dans le quartier de Xiaobei Lu, la présence des africains est devenu courante et parfaitement acceptée. Les réactions racistes que l’ont pouvaient observer il y a 10-15 ans se raréfient aujourd’hui. 
Quartier de Xiaobei Lu. Guangzhou (Canton) est une ville tentaculaire de plus de 15 millions d’habitants. 
Tombeau de Shabi Sad Bin Abi Waqqs, oncle du prophête Mahomet. C’est l’un des lieux de pélerinnage les plus importants pour les musulmans chinois. Aujourd’hui, les musulmans africains honorent eux aussi la dépouille de ce commerçant venu du moyen orient. 
A Dongying, une des quatre mosquées de Guangzhou (Canton). C’est la plus proche du quartier africain de Xiaobei Lu. Les mascottes des Jeux asiatiques qui auront lieu dans la capitale du Guangdong en 2010 sont présents dans toute la ville. 
Prière du vendredi à la mosquée Dongying, la plus proche du quartier africain de Xiaobei Lu. 
Yane Soufian est arrivé en Chine il y huit ans, il est mariée depuis cinq ans à Hanna. Ils tiennent un commerce d’export de textiles vers le Niger. Leur fils Arafat à 10 mois. 
Yane Soufian est arrivé en Chine il y a huit ans, il est marié depuis cinq ans. Sa femme Hanna (à gauche) s’est convertie à l’Islam pour le mariage. 
Yane Soufian rentre chez lui. « A Guangzhou, les chinois font de moins en moins attention à moi. A la campagne au contraire, ils sont encore curieux. Ils me touchent et frotte ma peau pour être sûr que ce n’est pas du cirage. » 
Yane Soufian est arrivé en Chine il y a huit ans. Il est marié depuis cinq ans à une chinoise et tient un commerce d’export de textiles vers le Niger. 
Yane Soufian est arrivé en Chine il y a huit ans. Il est marié depuis cinq ans à une chinoise et tient un commerce d’export de textiles vers le Niger. 
Dans une rue de Guangzhou (Canton) pendant la braderie avant la fermeture annuelle du nouvel an chinois.
